Merci pour tes messages Belatika, ça fait du bien. J'ai la chance d'avoir une passion qui me rapproche d'elle (le cinéma). Des fois, j'essaie de comprendre. Je comprends pourquoi elle est parti, pourquoi elle me rejète. Mais je doute de ses sentiments. Jusqu'au bout elle me dit que je suis dans son coeur, peut-être qu'elle attend. D'un autre côté, je doute vraiment si elle est encore en vie. Il n'y a plus aucune trace d'elle sur le net. Près de chez elle ou dans les endroits ou elle avait l'habitude d'aller, elle n'y va plus. Pourtant, je connaissais presque tout de ses goûts, de ses habitudes. Je me dis qu'elle habite déjà avec quelqu'un d'autre, avec un bébé (tel est son rêve suprême).
Ce qui m'a amené a avoir une attitude étrange envers elle. C'est d'une part l'horizon chaotique de mes études, de l'argent sale qu'elle gaganait dans ses tafs, le fait qu'elle ne s'en sorte pas avec ce qu'elle a acquis en BEP. Mais c'est aussi son attitude froide, passionnée, ennuyée, extrême (l'attente d'être enceinte la montrait dans des attitudes suicidaires, complètement dingue, j'avais vraiment très peur) et puis surtout le retour en force de cette envie de s'autodétruire. Avec audace quand je l'ai rencontré, j'ai tenté de la comprendre et de la guider. Et elle avait presque réussit à arrêter. Là, j'ai voulu faire pareil. J'étais pas bien dans ma peau. Pour l'aider, je devais être fort et solide. Et puis, il y a cette jalousie de sa mère, le mépris de sa meilleure amie (fausse supposition de ma part pour cette dernière, elle m'aimait bien), la suspiscion de sa mère comme quoi je ne la surveillais pas voir que je l'incitais à se scarifier. Alors j'ai tenté l'invraisemblable pour qu'elle s'en sorte, je me suis mis moi, son amour, en jeu dans ses envies de scarifications. Si elle le faisait, je me le faisais. Si elle insistait encore, je mourais, elle me perdait. Je suis allé trop loin, mais il était trop tard. A trop vouloir combattre son mal, je me suis transformé en malin, pour elle. C'est son mal qui a gagné. Même si ses parents et ce krys l'on bien sauvé. Mais son mal a gagné une fois, d'une bataille pour l'amour. Son mal ne l'a pas terrassé, mais il était là dans ses paroles et ses actes en décembre, lors de son dernier message sur ce blog. Enfin cette certitude qu'elle m'avait trompé lors de sa dernière journée de formation, cette lettre de ce krys avec une rose, des mots romantiques et une lettre en elle même très expressive. Certitude d'un piège qui m'étais tendu et qui m'a attiré pour que je finisse par y tomber.
J'ai peur, j'essaie de combler mon coeur a nouveau, mais beaucoup de choses physique, dans les paroles et les actes m'amènent aux mêmes réponses de la part des filles: "tu es trop gentil. J'espère que tu trouveras quelqu'un qui te rendra heureux. Mais désolé, moi je suis déjà en couple" avec un mec ou en couple lesbienne. D'autres c'est : "ça se voit que tu l'aimes toujours...", phrase qui souligne que j'ai pas encore réussi à me retenir et que la personne se sent incapable de la détroner. Ensuite, j'ai cette barbe que je n'arrive pas à me persuader à enlever, privilégier mes études ou accorder une place à une fille. Choix difficile, je me sens trop seul. Ainsi, tout me ramène à elle. Pour me récupérer, elle n'aura pas beaucoup d'efforts à faire, juste ouvrir ses bras.
Pour moi, c'est un combat désespéré, perdu d'avance. C'est autant celui de la survie que celui de la retrouver. Une chose est sure. Quelque soit son état, sa situation, ses requêtes, si elle revient soit je mourirais d'une joie intense, soit je vivrais dans une joie et une force divine. Rien ne sera plus beau que de vivre avec elle. Mais ces espoirs, ces rêves sont des poisons autant que des motivations. Cercles vicieux de l'amour.
Mourir, c'est aimer la vie.
Vivre, c'est mourir d'amour.